Les eaux

la rive ouest du lac. Au loin les plages océanes de Biscarosse

L’édification des dunes côtières liée à l’élévation du niveau de l’océan a créé le lac en bloquant les eaux douces des fleuves côtiers de l’époque.
Le principal affluent actuel du lac est La Gourgue et des apports d’eau des nappes souterraines du plateau participent aussi à l’alimentation du plan d’eau. Cette grande masse d’eau douce d’environ 55 km² abrite une biodiversité remarquable, lui conférant une importante valeur écologique parmi les plans d’eau du littoral.
Depuis les années 1970, la qualité de ses eaux et ses peuplements diversifiés de flore et de faune ont fait l’objet de nombreuses recherches menées pour mieux évaluer son fonctionnement écologique, les nécessités de sa protection et les évolutions en cours en lien avec le changement climatique.

Utilisé comme source d’eau potable pour les agglomérations proches, la qualité physicochimique de ses eaux fait également partie des suivis techniques permanents indispensables pour assurer la permanence de cette ressource.

Depuis sa création, le CRESS a régulièrement apporté un soutien technique aux chercheurs et techniciens lors d’observations subaquatiques sur les algues, plantes aquatiques, invertébrés et poissons. Cette aide a permis l’acquisition d’informations importantes sur de nombreuses espèces, certaines protégées et menacées, d’autres exotiques présentant de fortes colonisations pouvant impacter l’écologie du lac.


Il a notamment accompagné le CEMAGREF (aujourd’hui INRAE) lors de stages de plongée d’initiation en écologie lacustre, participé à un programme européen d’intercalibration des lacs, ainsi qu’à une recherche sur la nidification des sandres, une espèce de poisson au comportement assez particulier.

image https://www.observatoire-poissons-seine-normandie.fr/poissons/sandre/

Toujours impliqué avec des organismes de recherche et d’enseignement, le CRESS joue également depuis 20 ans un rôle important d’appui technique dans la formation d’étudiants en écologie lacustre notamment les élèves du Master Biodiversité, écologie et évolution de l’université de Bordeaux ou ceux de l’ENSEGID une école de Bordeaux INP).