Époque gallo romaine définition :
La Gaule romaine (Gallia romana) désigne à la fois un lieu et une époque précise de l’Antiquité, définis par les historiens.
Losa
Le nom de Losa est mentionné sur « l’Itinéraire d’Antonin », un texte du IIIème siècle après J.-C., retraçant le tracé de la voie antique reliant Bordeaux (Burdigala) à Dax (Aquae Tarbelicae) sur lequel était localisé Losa.
Ce site gallo-romain, situé entre 5 et 7 m de profondeur, est daté entre 75 ans avant J.C. et 450. Il se compose de 2 voies romaines, d’un petit temple et de plusieurs zones d’habitats.
Les voies
161 pieux de chêne ou de pin ont été relevés sur la première voie. Ils ont été datés par dendrochronologie à la fin du siècle avant notre ère.
A l’est de la voie principale plus de 2000 pieux et des bois couchés ont été répertoriés. Cet ouvrage non daté, semble avoir été aménagé vers le IIIème siècle au vu des monnaies découvertes toutes contemporaines de la fin du IIIème siècle et du IVème siècle.
Cette voie s’infléchit vers l’est, en contournant une butte surélevée de plus de 2 m par rapport aux zones environnantes.
Les zones d’occupation humaine
Les habitations avaient des structures de bois. Les vestiges de pieux découverts dessinent quelques alignements. Un des espaces étudiés a permis de valider l’existence d’une occupation humaine sur le plateau au sud de la rive gauche de la Gourgue.
129 piquets de petites sections, de 6 à 10 cm, délimitent 2 rangées sensiblement parallèles de 18 m de longueur éloignées de 6 m. Entre ces 2 alignements, ont été trouvés fibules, pièces de monnaie et fragments de poteries sigillées. La présence de foyers, d’un sol noirâtre compact, de charbons de bois et d’os calcinés sont autant d’indices pouvant confirmer l’hypothèse d’une zone d’habitat.
Une prospection partielle de la rive gauche de l’ancien cours de la Gourgue a permis de mettre au jour différentes pièces de bois et de nombreux objets tels des céramiques noires, sigillées, amphores, ainsi que des scories de réduction de minerai de fer.

Un petit temple
L’axe théorique de la voie principale passe à une vingtaine de mètres à l’ouest des fondations d’un petit temple.
Les fondations de ce fanum, construction de 11,70 m de long sur 9,45 m de large, sont constituées de blocs de minerai de fer ou « fer des marais », régulièrement taillés.
Orientée vers l’est, son entrée donne sur un vestibule. Une galerie de circulation fait le tour de la « cella », salle carrée de 2,60 m de côté.
Sa construction remonte au 1er siècle de notre ère. Des indices apportent la preuve que le bâtiment a été détruit et les souches d’arbres trouvées à l’intérieur indiquent que le lieu a été abandonné avant son immersion.

Le mobilier archéologique trouvé sur ce site était abondant. Monnaies et bijoux, céramiques de fabrication locale et d’importation, d’usage domestique ou cultuel, sont autant d’éléments contemporains de cette époque. Une partie en est présentée au public au Musée du Lac de Sanguinet.
De très nombreux fragments de grandes jarres permettant de fabriquer ou de stocker du goudron ont été trouvés sur l’ensemble du site de Losa.