Les plantes aquatiques

Les plantes ne sont pas des algues

Ce sont des végétaux plus complexes que les algues car ils comportent des racines leur permettant de puiser des nutriments dans leur environnement et éventuellement de se fixer dans les sédiments ou les sols, et des canaux dans leurs tiges pour transporter ces nutriments dans leur corps. Ces organismes photosynthétiques aquatiques ou semi-aquatiques présentent un fonctionnement biologique très similaire à celui des plantes terrestres.

Tout comme les algues, ils montrent une très grande variété de dimensions et de formes. Les plus petites espèces de plantes aquatiques mesurent quelques millimètres de diamètre, les plus grandes quelques mètres de hauteur : dans le premier cas il peut s’agir de lentilles d’eau, petites plantes flottantes très sensibles aux vents qui peuvent s’accumuler dans les endroits calmes du lac, dans le second, de plantes pouvant densément coloniser certaines parties des rives du lac, comme le roseau aux plumets bien connus.

PHOTO Vincent BERTRIN

Où les trouve-t-on ?

Comme ces plantes peuvent s’installer depuis les rives vers les zones plus profondes, au moins tant que la lumière est suffisante pour déclencher la photosynthèse, elles présentent un grand nombre de formes. Il peut s’agir de grandes herbes des rives jusqu’à des espèces totalement immergées aux tiges feuillées plus ou moins longues, en passant par des espèces dans les faibles profondeurs développant des feuilles à la surface des eaux, les plus connues étant les nénuphars, aux larges feuilles arrondies.

Leur rôle

Ces plantes jouent des rôles écologiques importants dans le lac en tant que producteurs de matière organique consommée par de nombreuses espèces de faune aquatique, y compris poissons et oiseaux, mais aussi comme habitats de vie ou supports de ponte pour insectes, mollusques, etc. Ces rôles peuvent être également physiques, en particulier avec les zones de roseaux des rives, des roselières limitant l’érosion due aux vagues.

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Plus faciles à identifier que les algues, au moins par leur taille, ces plantes aquatiques sont souvent dénommées de manière générale des « macrophytes » et, comme les algues, elles sont étudiées depuis plusieurs décennies pour évaluer la qualité des eaux des milieux aquatiques en s’appuyant sur les connaissances acquises sur leur écologie.

Quelques dizaines d’espèces de macrophytes peuvent peupler les eaux douces. Comme certains autres plans d’eau du littoral aquitain, le lac héberge des espèces bien connues parce que fréquentes, mais aussi quelques espèces rares et en danger, qui font pour cela l’objet de mesures particulières de protection. C’est pourquoi, en complément de recherches menées sur l’écologie de ces espèces rares, un Plan national d’actions sur les végétations des bords des plans d’eau destiné à mieux en comprendre le fonctionnement et les protéger est actuellement en place.

Le soutien technique du CRESS aux études et recherches sur ces macrophytes a débuté à la fin des années 70 au moment des premières investigations organisées menées sur ces macrophytes par le CEMAGREF (aujourd’hui INRAE). Il a consisté depuis en des aides et/ou des recueils d’informations lors de plongées, des repérages de sites, etc.

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